lundi 8 août 2011
Monté comme un cheval
mardi 28 juin 2011
Je file, ô zophie !

Le papier rassemblait un petit commentaire et un tableau. Ce tableau répertoriait d'abord les matières. La première, évidemment, concernait l'épreuve anticipée de philo... mes yeux se posèrent sur la note: 12. Rien d'étonnant. Malgré la succession de trois professeurs pendant l'année scolaire, je n'avais jamais démérité. J'avais des idées sur tout, j'apportais des arguments constructifs, j'allais au devant du savoir. Descartes, Nietzsche, Lorie: les philosophes n'avaient pas de secret pour moi. J'en étais presqu'un moi-même, la gloire, les plateaux télé et les bouquins vendus à des milliers d'exemplaires post-mortem s'ouvriraient à moi. J'étais jeune, et l'avenir s'annonçait brillant.
Du moins c'est ce que je croyais... jusqu'à apercevoir le chiffre sous la note. Le coefficient. 4. En fait, j'avais eu 3 en philo. Moi.
Quel con.
Pour la petite histoire, pas de panique, j'ai quand même eu le bac malgré ce déboire. J'ai assuré en Eco et je me suis surpris en Maths...
mercredi 16 mars 2011
A bicyclette

Il est midi, il faut rentrer manger. Des frites, surement. J'arriiiiiiiive et je freine super fort, le vélo se stabilise et me voilà en équilibre arrêté.... enfin, pas longtemps, parce que je balle dangereusement sur la droite ... et pouf, je tombe comme un gros étron au milieu d'un nid d'orties plus grandes que moi ! On m'avait pas dit qu'il fallait mettre les pieds sur les côtés pour pas tomber !!
Évidemment, je chiale, je ne suis qu'un gamin. Immédiatement, Papa accoure et m'emmène à l'intérieur pour soulager ces piqûres qui font circuler le sang, soi-disant... On tente le vieux remède de grand-mère, on m'étale du vinaigre sur l'intégralité du corps. Ça pue. Et ça marche vraiment moyen-moyen...
mardi 8 mars 2011
Petit bout de papier rose

En attendant comme ça, l'autre, le "premier conducteur", n'hésitait pas à se vanter: il avait fait Conduite Accompagnée, possédait l'expérience de la Mercedes de Papa... obtenir le permis de conduire n'était qu'une formalité. D'autant qu'il connaissait le coin. Trop facile. Ca tombe bien, il commença. S'installa au volant de la Nouvelle Clio, et partit en vadrouille dans la campagne. Il ne fallut pas cinq minutes pour qu'il prit trop large un virage serré sans visibilité, sur une petite communale, et il se retrouva nez à nez avec une autre voiture ! L'inspecteur pila. L'autre n'aurait pas son permis. Il se gara un peu plus loin et je pris les commandes...
Et je roulais à merveille, totalement à l'aise sur une route que j'avais prise le matin même lors de ma dernière leçon de conduite. Je connaissais le parcours et n'hésitais pas à me le faire confirmer par l'inspecteur à chaque croisement où nous passions en pleine confiance. Nous discutâmes un peu, et il me demanda de retourner au point de départ. J'avais effectué un parcours sympathique, passant par les vallées et les bois, rejoignant la ville et circulant aisément dans les petites rues. L'inspecteur ne me demanda pas de faire de manœuvre. Je me garais le long du trottoir, place de la Gare. Il me demanda de lire la plaque d'une voiture garée devant. Puis il griffa le papier rose, mon sésame. Je venais d'obtenir mon permis.
Et tandis que je m'éloignais, heureux, célébrer ça au bistro du coin (déjà!), je constatais que la signature de cet inspecteur à la barbe blanche se composait de quatre lettres: N O E L. Ça ne s'invente pas, c'est le père Noël qui m'a donné mon permis de conduire !
lundi 14 février 2011
Un autre cap

Un nom tapé sur Facebook, un billet qui revient en mémoire et une photo qui s'affiche. Mais cette fois-ci, ce n'est pas elle. Ce sont deux magnifiques enfants. Ils ont les yeux de leur maman. Les oreilles de la famille. Une fille, portrait craché de sa mère. Un garçon, adorable crapule.
Et chez moi, une douleur, là, quelquepart.
Le pire dans tout ça c'est qu'on sait qu'ainsi va la vie. Il y a huit ans, elle me disait encore ne pas vouloir d'enfants. D'autant que la vie de l'autre en était déjà parsemée. Quatre en tout. De deux femmes. Et maintenant, six, j'imagine. Ça remue les souvenirs, ça nourrit les regrets et ravive une certaine nostalgie. Et une certaine colère. Ça rappelle qu'on a été trahi, que tout change et que les personnes qu'on croyait importantes ont tourné la page sur vous, que vous n'étiez que passade et qu'aujourd'hui, elles trouvent le courage d'avancer là où vous hésitez à faire un pas.
Je finis ce billet sur une note positive, malgré tout: de mon côté, j'ai trouvé quelqu'un qui m'occupe pleinement! Pétillante, chiante, énergique, drôle et magnifique, Marge possède les qualités que je ne trouvais pas chez l'autre. Un sourire ravageur, un caractère fort, un cœur gros comme ça. Et elle, simplement, est la lumière qui éclaire mon chemin vers l'avenir.
mardi 8 février 2011
Dans les Vosges (sur un air de vacances)

Tous ces souvenirs sont encore brumeux. Je me souviens de ces sorties, au fin fond des bois, où mes parents tentaient de nous abandonner... Nan, j'déconne. On allait voir les cascades nichées au creux des rochers, dans la forêt. On faisait des randonnées, à la fraicheur de l'ombre dégagée par les grands arbres, on montait sur ces gigantesques cailloux. Le soir, on prenait le dîner sur la terrasse, puis on allait à la recherche de lézards qui auraient passé la journée à dorer au soleil, sur un des vieux murs du village...
Pinaise, je me rends compte que les choses simples sont celles qui laissent les meilleurs souvenirs. Cette année, je pars en vacances en Crête. Plus sophistiqué, avec des centres d'intérêt différents, plus matures. Ça sera bien. Mais ça ne sera plus jamais pareil.
lundi 7 février 2011
Tout un cinéma

Une veille salle de cinéma aujourd'hui disparue, des sièges cramoisis faisant face à un écran qui, du haut de mes 8 ans, peut-être, paraissait géant. Une odeur de renfermé, peut-être aussi de pop-corn, et une lumière tamisée, presque inquiétante. Personne dans la salle, si ce n'est mon père, moi et mon frère. On s'installait au milieu, dans l'attente du moment où tout s'obscurcirait, et laisserait place à un moment magique. Le premier film que j'ai vu au cinéma n'aura jamais été effacé dans ma mémoire par tous ceux qui ont suivi depuis. C'était un moment magique, privilégié, merveilleux. On est allé voir un Disney. La Belle et le Clochard.